image12Avec l'élection de Christian Estrosi à la mairie, Nice fait un bond en arrière de 20 ans, quand la ville était mise en coupé réglée par un clan. Un clan auquel appartenaient déjà Christian Estrosi et son compère Rudy Salles. La seule différence c'est que Jacques Médecin, en dépit d'incontestables défauts, était un homme extraordinairement chaleureux et charismatique. Chaque niçois, qu'il partage ses opinions ou non, pouvait reconnaitre une part de lui-même en Jacquou. La machine qui va régner sur la ville à partir de vendredi prochain sera au contraire d'une froideur clinique et implacable.

Mais ce beau dispositif a peut-être été enrayé dès sa mise en route par un grain de sable. Un grain de sable qui se nomme Marc Concas, dont la réélection dans le 1er canton contrecarre tous les projets du duo Estrosi-Ciotti. Un an après son entrée en politique, Eric Ciotti se voyait déjà président du Conseil général, ce qui aurait permis au clan estrosiste de tenir quasiment tous les leviers de pouvoir dans le département (Mairie de Nice, Conseil général, services préfectoraux - sans parler du principal média local). Le problème de Cri-Cri et Ciotti c'est qu'ils n'avaient pas de plan B.

La bataille pour la présidence va s'ouvrir et les candidats ne manquent pas. Louis Nègre, Lionel Lucca, le docteur Frère ou Charles-Ange Ginésy, qui fait figure de favori, sont déjà sur les rangs. Mais quel que soit le vainqueur de la bataille ubuesque qui s'annonce, il sera un deuxième grain de sable dans la machine.