22883_newsJusqu'au 17 février, date de la divulgation de la liste de Christian Estrosi, soit trois jours avant la clôture du dépôt des listes en préfecture, le suspense ne sera pas levée. C'est d'ailleurs tout le but de l'opération : faire croire à un maximum de gens qu'ils en sont pour qu'ils n'aient pas la mauvaise idée de monter une liste dissidente qui ferait désordre, ou, pire encore, de rejoindre la liste Peyrat. D'ailleurs si le maire sortant n'a lui non plus pas bouclé la sienne, c'est qu'il attendrait encore quelques transfuges du clan des déçus d'Estrosi, dont pas mal d'amis de Gilbert Stellardo. Un comble lorsqu'on connait le contentieux qui existe entre le maire et son ancien premier adjoint. Mais après tout, Jacques Peyrat s'est bien réconcilié avec Alain Roullier...

Cette année Cri-Cri aura donc - bien involontairement - fait des heureux pour la St Valentin! Mais il va aussi faire des malheureux et parmi eux figurent les deux derniers recalés en date : André Barthe et Olivier Bettati. Ce ne sont pas les dernières mais cela constituerait deux surprises de tailles - et je ne parle pas seulement de la corpulence des intéressés.

Bien sûr, ses détracteurs diront qu'à force de trahir, André Barthe ne va avoir que ce qu'il mérite, et on ne pourra pas leur donner tout à fait tort. Bien sûr, sa politique culturelle est constamment critiquée et il n'est pas pour rien dans la farce "Nice, capitale européenne de la culture 2013". Mais à force d'arroser depuis de longues années les associations culturelles niçoises, il était un point d'ancrage a priori plus fiable que Raoul Mille ou Denise Fabre dans ce milieu difficile.

L'absence d'Olivier Bettati, jugée très probable par les initiés, est encore plus surprenante. Conseiller général depuis 14 ans, il est le chouchou des mémés du très cossu 8ème canton. Pas un caniche de son fief ignore encore qui il est. Et chaque année, il réunit allègrement plus d'un millier de personnes pour ses voeux à la population. Bref, il serait un atout majeur pour n'importe quelle liste municipale et il a longtemps cru qu'il serait de la partie pour toutes ces raisons. Peut-être le croit-il encore.... Oui mais voilà, Cri-Cri déteste Bettati viscéralement depuis que ce dernier l'a humilié à l'occasion des cantonales de 1994. Il n'a pas oublié la traversée du désert qui a suivi sa retentissante défaite. Et il est bien décidé à faire vivre le même chemin de croix à l'infortuné Bettati. Même si cela doit lui couter quelques centaines de voix.

Qui a dit que Christian Estrosi était un homme sans principe ?