26 octobre 2007
Un rendez-vous pour rien ?
A l'heure où je vous écris, Jacques Peyrat est à l'Elysée pour plaider sa cause auprès de Nicolas Sarkozy. En vain cela ne fait aucun doute car si Nicolas Sarkozy l'a fait venir c'est dans la ferme intention de le dissuader de postuler à un troisième mandat. Si nécessaire avec des carottes à la clé, notamment la présidence de la commission de la défense du Sénat. Un dialogue de sourd en somme.
Jacques Peyrat ne reculera pas, cela semble désormais acquis, même s'il laisse toujours planer le doute. Il faut dire qu'une partie de son entourage le pousse à sortir la tête haute et pas sur une piteuse défaite électoral. Le maire a d'ailleurs désormais pleinement conscience que les choses risquent de mal tourner pour lui. Mais il explique très tranquillement que s'il est candidat ce ne sera pas pour une question d'honneur bafoué, mais par devoir car il estime simplement qu'élu maire Christian Estrosi serait néfaste pour Nice. On retrouve alors les accents du Peyrat de 1995 qui était alors perçu comme un monsieur propre, le seul capable d'arracher la ville des mains d'une clique politico-mafieuse. Y compris par des gens comme Jean-Marie Tarragoni, l'ancien patron du Standard bête noire de Jacques Médecin dans les années 80. Avec qui il s'est brouillé depuis...
Car entretemps, trop de scandales ont éclaté, de l'affaire Vialatte à celle du parking Sulzer. Jacques Peyrat n'y a pas totalement perdu sa réputation d'honnête homme mais son image de chevalier blanc a singulièrement été écornée. S'il n'a pas trempé dans les magouilles, il n'a pas su les empêcher comme il l'avait promis.
Mais si Estrosi est élu maire, personne ne croira que les magouilles se font dans son dos. Et c'est pour ça que Peyrat dit avoir toujours envie de se battre.
