23 octobre 2007
Le sarkozysme pour les nuls
En vrai disciple sarkozyste, Christian Estrosi cherche ni plus ni moins qu'à appliquer à Nice la méthode de son mentor de A jusqu'à Z. D'abord unir son camp de gré ou de force, par de touchantes attentions ou par la menace. Ensuite promettre tout et n'importe quoi aux différents segments de la population et aux communautés. Ne pas hésiter à se contredire avec le plus bel aplomb, les gens n'ont aucune mémoire. Prenez les amis de Jacques Médecin. Est-il possible qu'ils aient oublié que Christian Estrosi, qui devait tout à Jacquou, a été le premier à le trahir, trois jours après sa fuite en Uruguay avec une sentence d'un cynisme à peine croyable ("médeciniste je ne sais pas ce que c'est. Moi je suis RPR") ? Et bien oui, ils ont oublié!
Dernière étape de la méthode à broyer sarkozyste : l'ouverture. Le clan estrosiste y travaille déjà depuis un certain temps. Ils rêvaient de débaucher Jean-François Knecht, couvert de toutes les attentions lorsqu'il était président du groupe socialiste au Conseil Général. Le décès tragique du chevalier blanc socialiste a contrarié ce projet et nul ne sait aujourd'hui ce qu'il en serait advenu. Il serait d'ailleurs indécent de spéculer. Aujourd'hui deux noms circulent avec insistance : Patrick Mottard et Marc Concas.
Marc Concas, a effectivement été approché avec la promesse à la clé d'une cantonale tranquille en mars prochain et un brillant avenir au sein de la municipalité UMP. Mais l'avocat socialiste est plus attaché qu'il n'en a l'air à son parti et il a décliné les différentes offres qui lui ont été faites. Il se fadera en conséquence Eric Ciotti aux prochaines cantonales.
Reste le cas Mottard, qui est plus compliqué. Des contacts auraient été noués, mais la présence sur la liste Estrosi de l'ancien leader de Nice-Plurielle n'a néanmoins jamais été évoqué. En premier lieu, Patrick Mottard veut être tête de liste, peu lui importe laquelle et Christian Estrosi ne peut quand même pas aller jusqu'à lui confier la tête de la liste UMP! En second lieu, Estrosi a besoin d'une gauche divisée et le pétage de plomb de Mottard est pour lui une bénédiction. Pourquoi diable le débaucher alors qu'il est en si bon chemin ?
En fait la stratégie estrosiste est à double détente. Comme avec Sarkozy, l'ouverture est prévue pour l'après-élection. A ce moment-là, si Mottard a réussi à se faire élire conseiller municipal, un poste lui sera proposé. On parle de celui d'adjoint à la culture... Un signe ? le dissident de gauche n'a pas encore réagi à la candidature d'Estrosi. C'est une habitude car à lire son blog, le secrétaire d'Etat-président du Conseil Général n'existe pas.
Si la rumeur se confirme au mois de mars prochain, pour une fois c'est André Barthe qui serait trahi et pas le contraire. Et puis, une si belle occasion d'aller tous les jours au cinéma, ce sera difficile à refuser...
Commentaires
Barthe est un traitre mais pas un mauvais adjoint à la culture et c'est ça l'essentiel finalement
Pas un mauvais adjoint ???!!!
C'est quoi alors un mauvais adjoint ? Parce que la politique culturelle à Nice c'est nul. On se demande même s'il y en a une!!
Roulez jeunesse !
Pour la culture, Estrosi nous réserve Denise FABRE !!!! ça va être rock'n roll la culture à Nice. C'est pas demain la movida niçoise !
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