27 septembre 2007
Le PS a son candidat. Estrosi a t'il son Besson ?

C'est sans suprise et sans passion que Patrick Allemand est devenu mardi soir la tête de liste du PS et probablement du rassemblement de la gauche (et du MoDem ?) aux prochaines élections municipales. Faute d'enjeu, la participation a été logiquement assez faible, mais le lauréat du jour n'a pas boudé son plaisir malgré l'intrusion dans la procédure électorale... de partisans de Patrick Mottard venus surveiller le bon déroulement des opérations que leur leader rejette !
Le candidat socialiste a ironisé sur "ce comportement erratique" et s'est posé hier en seul rempart contre une droite archaïque et garante de la continuité d'un système rongé par la corruption. De son côté dans une interview publiée par le Nice-Matin du jour, Patrick Mottard affirme toujours que ce sont les Niçois qui arbitreront la primaire tout en expliquant avec une franchise pour le moins maladroite que l'objectif est de faire plus de 5% pour obtenir le remboursement de ses frais de campagne.
Et c'est là le frein principal de sa volonté de conduire une large liste de rassemblement et d'ouverture. Car verser quelques milliers d'euros qu'on n'est pas certain du tout de revoir un jour pour figurer sur une liste sans étiquette qui n'a aucune chance de l'emporter risque de décourager pas mal de vocations. D'où une rumeur qui court en ville (3 interlocuteurs me l'ont rapporté sous des versions un peu différentes), selon laquelle Christian Estrosi ferait de Patrick Mottard son Eric Besson en le faisant figurer en bonne place sur sa liste (N°3).
Je n'y crois guère. L'offre paraît alléchante mais Patrick Mottard ne veut rien d'autre qu'être tête de liste, peu importe laquelle. Et tant pis si ça brise sa carrière et son Livret A. Il aura de nouveau connu le grand frisson, comme en 2001. Enfin presque.
25 septembre 2007
Grand jeu concours Christian Estrosi
Une exclu "En bas à droite" : Christian Estrosi aurait prévu d'annoncer sa candidature à la mairie de Nice le 15 octobre. Pourquoi cette date plutôt qu'une autre (Le 14 ou le 16 par exemple) ? Je dois dire que cela m'échappe, mais je considère mon informateur en béton armé. Cela m'étonne que cette annonce ne se fasse pas un vendredi pour bénéficier de l'exposition maximale de Nice-Matin le samedi, mais il doit bien y avoir une raison et comptez sur moi pour la débusquer.
En tout cas, si vous avez vos propres informateurs et si vous avez un pronostic à nous livrer sur la date de cette candidature, participez à notre grand jeu concours "dis nous tout Cri-Cri" et gagnez un week-end d'initiation au golf en envoyant vos réponses sur enbasadroite@yahoo.fr
Question subsidiaire pour départager les bonnes réponses (s'il y en a plusieurs) : de quel nom d'oiseau sera gratifié Christian Estrosi par Jacques Peyrat en réaction à sa déclaration de candidature ?
24 septembre 2007
La missive enflammée
Qui a dit qu'à l'heure d'internet, le temps des missives enflammées était révolue ? Patrick Allemand vient de démontrer le contraire en envoyant aux militants socialistes une bonne vieille lettre. Sauf que si celle-ci est enflammée ce n'est pas par la passion amoureuse, loin s'en faut, mais parce qu'elle est chargée au napalm! Et la cible de son réquisitoire assassin n'est autre que l'infortuné Patrick Mottard, qui en prend pour son grade, c'est le moins qu'on puisse dire.
En introduction, Patrick Allemand précise s'être retenu longtemps de tout commentaire sur le comportement de son meilleur ennemi au nom de l'unité du parti. Cette unité ayant volé en éclat suite à la dissidence de P. Mottard, il est enfin libre de vider son sac. Et apparemment il était rempli à ras bord.
Des changements de courant incohérents de l'ancien président de Nice-Plurielle à son opposition à l'installation d'un foyer pour femmes battues dans son canton, tout y est, en passant par le clou du courrier : une accusation de revente de mandats par Patrick Mottard à son successeur au Conseil Régional (pour la modique somme de 5000 francs par mois apprend-on). Non sans l'avoir mis au défi de nier ces faits - ce que P. Mottard n'a pas fait pour le moment -, auquel cas Patrick Allemand affirme être en mesure de fournir des preuves. Ambiance, ambiance!
Deux candidats ayant appartenu au même parti s'affrontant au tribunal pour diffamation, cela n'aurait pas manqué de sel. Mais Patrick Mottard a apparemment choisi de ne pas répondre. Quant à Patrick Allemand, il affirme dans sa lettre que c'est la dernière fois qu'il évoquera publiquement son ancien rival. Un solde de tout compte en quelque sorte.
Le fait que les deux Patrick s'engagent, maintenant que les choses sont dites, à ne plus parler l'un de l'autre est en tout cas plutôt une bonne nouvelle pour la gauche (si toutefois ils tiennent parole). Car à côté de ce qui va se jouer dans les prochains jours à l'UMP, "la guerre des Patrick" qui a été à l'affiche tout l'été ressemblera bientôt à une aimable bataille de polochon.
Il n'en reste pas moins que la démarche toute personnelle de Patrick Mottard est un mauvais coup porté à la gauche niçoise. Mais contrairement à Jacques Peyrat, l'ancien tête de liste socialiste est un homme qui sait être raisonnable. Et dans les semaines ou les mois qui viennent, lorsqu'il sera contraint de se rendre à l'évidence, un retrait de candidature n'est pas à exclure.
Ce serait un grand soulagement pour toute la gauche car contrairement à la droite locale, celle-ci ne peut pas se permettre d'être bête comme ses pieds.
20 septembre 2007
Drôle de guerre
C'est à une partie de poker menteur que les militants UMP présents lundi midi à l'inauguration de la nouvelle permanence du parti présidentiel ont assisté.
Christian Estrosi n'a pas déclaré sa candidature à l'investiture UMP comme certaines le prédisaient, mais les municipales étaient dans toutes les têtes à chaque instant. Y penser toujours n'en parler jamais est pour l'instant le maître mot... Et en bon porte-flingues, Eric Ciotti a lancé les premières salves contre le sortant sans jamais faire allusion directement au maire ni à une candidature de son mentor. Jacques Peyrat n'a été cité que par Rachida Dati, qui n'avait sans doute pas été informée de l'embargo patronymique auquel il a été condamné par le clan estrosiste.
Bref, Estrosi continue de jouer avec les nerfs de Peyrat pour le pousser à la faute, et pour la première fois Jacques Peyrat a montré des signes ostensibles d'agacement en public.
Aujourd'hui, la tension est encore montée d'un cran avec la prise de position publique du conseiller général... et adjoint au maire Bernard Asso - en faveur du non-candidat Christian Estrosi faut-il le préciser. L'étau se resserre et cette fois-ci le maire est contraint à une réaction. Il s'agit d'un de ses adjoints (au développement économique) et il paraît difficile de ne pas le sanctionner lorsqu'on a retiré par le passé des délégations pour ce qui apparaît aujourd'hui comme des pécadilles.
La bataille n'a pas encore commencé mais chacun fourbit ses armes et nous sommes déjà entrés dans une guerre des nerfs qui rappellent "la drôle de guerre". Sauf que la ligne Maginot de Jacques Peyrat a déjà sauté.
17 septembre 2007
Mes-entente républicaine
Je dois concéder à la Droite que les querelles prochaines pour la mairie de Nice s'annoncent d'un autre calibre que l'épisode Allemand/Mottard. On s'aperçoit très vite qu'ils ne boxent pas dans la même catégorie. Même à 76 ans, notre maire a montré hier, lors du lancement officiel (officieux ? ou l'inverse) de sa campagne qu'il faudra compter avec lui. Il a répondu du "tac au tac" à Ciotti qui lançait dans "La Voix est Libre" un appel du pied à Estrosi, relayé par MMM. Rappelez-vous, Estrosi avait dit qu'on devait venir le chercher pour qu'il devienne candidat à la Mairie. Nul doute que la stratégie d'isolement sera payante car il fallait vraiment chercher les élus présents sur la Colline du Château hier après-midi.
Après Ciotti samedi, Peyrat dimanche, Estrosi en remet une couche aujourd'hui avec l'inauguration de la nouvelle permanence UMP 06 en présence de la Garde des Sceaux, Rachida Dati. Annoncera t-il enfin officiellement sa candidature ou va t-il encore attendre que chaque élu de droite envoie un communiqué de presse de soutien à la Pravda ?
Une fois ces deux candidatures officiellement en lice, achetez des pop-corns, un pack de boissons à bulles et comptons les points. On va déterrer les "morts", les "ancêtres des morts" et les "ancêtres de leurs ancêtres". Autant de dossiers gardés sous le coude au cas où. D'ailleurs, en lisant Nice-Matin dimanche, deux pages étaient consacrées à la question suivante "Y a t-il trop de golfs dans les Alpes-Maritimes ?" De là à y voir une première ogive peyratiste !!
Le combat promet d'être âpre et sans limites tant l'enjeu est important. Peyrat y croit, il déclarait hier "Si je suis investi par l'UMP, je tenterai de l'emporter au 1er tour, sinon le combat se déroulera au second" C'est son dernier combat et nul doute qu'il le mènera jusqu'au bout, Estrosi ou pas.
14 septembre 2007
Le Patrick Mottard de la droite
"Je ne doute pas une seule seconde du soutien de Christian Estrosi". A n'en pas douter cette déclaration faite par Jean Icart hier figurera en bonne place parmi les nominés du prix de l'humour politique niçois. Ou le conseiller général du 2ème canton y croit vraiment et il faut qu'il procède rapidement à des examens psychiatriques approfondis. Ou il bluffe mais ça va vite se voir et il va passer pour un imbécile. Les mauvaises langues diront que ce n'est pas la première fois mais tout de même.
Jean Icart va jouer en quelque sorte le rôle d'un Patrick Mottard de droite. Aucune chance de gagner ni même de se maintenir au second tour, mais une faculté rare à énerver ses "amis" politiques et une foi inébranlable en sa destinée personnelle. Les deux hommes sont des sortes de born again qui ont été frappés un jour par la grâce et qui depuis se sentent investis d'une mission. Pour Patrick Mottard, cette révélation est arrivée le jour de mars 2001 où une partie de la droite a voté pour lui par haine de Jacques Peyrat. Fort de ses 41% il a cru qu'il était l'Elu, "the chosen one". Dans le cas de Jean Icart, on a du mal à comprendre d'où lui vient ce sens de sa propre destinée. Est-ce une croyance aux forces de la génétique ? Rappelons que son père, Fernand, a été ministre de VGE. Ou est-ce que tout simplement il ne vit pas dans un monde parallèle depuis le jour où Jacques Médecin s'est évadé de Nice, destination Punta del Este ? Il semble qu'il ait cru ce jour là que son heure allait bientôt arriver et, en dépit du temps qui passe et de toutes les évidences, il le croit toujours.
L'excellent blog Nissa 2008 évoque une rumeur qui fait état d'une rencontre entre Jean Icart et Patrick Mottard. Si une telle rencontre a eu lieu, je ne vois pas ce qu'elle aurait pu être d'autre qu'une visite de courtoisie réciproque destinée à faire jaser le microcosme. Un accord politique est inenvisageable entre les deux hommes. Pas parce qu'ils ne sont pas du même bord. Simplement parce que s'ils s'alliaient, ces deux égos seraient bien incapables de régler la question de la tête de liste autrement qu'aux tirs de mortier.
Le mercato d'hiver a commencé
Vous allez croire que je fais une fixation sur Nice Premium mais c'est encore eux par qui la nouvelle du jour arrive. Enfin.. la nouvelle qui va intéresser les 3% d'électeurs de Mottard puisque que F. Viano, créateur du site Nice Premium, prend du recul dans son activité d'éditorialiste politique pour rejoindre l'équipe de Patrick Mottard. D'ailleurs, ce dernier n'a pas tardé de le mentionner sur son blog avec une légère pointe de triomphalisme.
Comme pour une équipe de foot ou de rugby, P. Mottard se dit enchanté de cette recrue que toute la classe politique semblait s'arracher. ("Sollicité par plusieurs têtes de liste, c’est un honneur pour moi qu’il ait choisi notre équipe", Patrick Mottard, 13.09.2007) C'est sûr, c'est sans doute un joli coup de poker tenté par l'ancien leader de Nice-Plurielle.
Franck Viano a eu la bonne idée d'interdire tout commentaire sur son site par rapport à cet article. Il sait à quel point ça peut faire mal. Par souci d'objectivité, on surveillera dans les mois à venir les billets politiques de Nice Premium. Il ne faudrait pas qu'il devienne un second blog Mottard. Un seul suffit dans le climat délétère actuel !!
13 septembre 2007
Erratum
J'ai reçu cette information via un email d'un certain Pierre et le Loup (que je remercie au passage) : Jacques Peyrat a ouvert un blog. Nissa Ficanas affirmait le contraire à tort le 31 août et on nous en a fait le reproche. Nous nous excusons donc, comme il est de coutume, auprès de nos fidèles lecteurs, mais il faut dire à notre décharge qu'à la date du 31 août, le nourrisson n'avait qu'un jour et on ne nous avait pas encore envoyé de faire-part. C'est en effet le 30 août que le premier message sobrement intitulé "bienvenue" a été posté, avant d'enchainer deux jours plus tard sur un adieu à Pierre Messmer!
Je laisserai à Nissa Ficanas le soin de passer au crible ce nouvel outil de communication du maire mais je tenais à saluer cette initiative. En espérant que notre maire-candidat retrouve sur le net sa gouaille et son franc-parler habituels, gages de tirades spectaculaires et de nombreux procès en diffamation.
11 septembre 2007
Lamentable Nice Premium
Suite à l'annonce de la candidature Mottard et à l'excellent billet de mon ami Jaquou, je souhaitais rebondir sur la lamentable gestion de l'événement par le site Nice Premium. Lecteur assidu de leurs articles, je trouve inacceptable les débordements qu'ils ont cautionnés. Avant de crier à la calomnie, je m'explique.
Nice Premium a été l'un des premiers médias internet à diffuser l'annonce de la candidature solitaire de Mottard. Il était donc normal d'en faire quelques lignes avant d'avoir précisé à la fin de l'article que tous les commentaires s'y rapportant seraient modérées pour éviter des débordements prévisibles. Enfin, je me demande encore quels sont ceux qu'ils ont modérés tant c'est parti rapidement sur un terrain très glissant. Mais dimanche re-belote, intitulé "le parti socialiste en pleine salade niçoise", ils nous resservent un article inintéressant au possible seulement pour faire exploser le nombre de visites sur leur site. Car, ne nous trompons chers lecteurs, à voir le nombre moyen de commentaires, quand on frôle la dizaine, c'est une excellente journée pour eux. Mais nos chers amis de Nice Premium persistent et signent puisqu'ils nous refont le coup de leur charte de déontologie et de leur pseudo-modération. Résultat : plus de 100 messages pour ces deux articles, plus farfelus les uns que les autres, ne flirtant qu'avec le caniveau, morceaux choisis :
"Allez Mott Mott !"
" C’est vrai, qu’est ce que c’est drôle... Ils ont le sens de l’humour sur les sites allemanesques ! Après ils devraient peut-être arrêter de prendre des substances illicites : ils reviendraient peut-être à la réalité !"
" de la Soupe au cochon en prévision pour tous et toutes si ces idiots prennet la mairie !"
"nous les Nissarts n’oublions pas le fait que le PS ai fait capoté le Grand Stade...punition prévue aux élections comme promis ! nous sommes près de 80 copains ..."
"tous pourris au PS la preuve ! "
"collabo ! "
J'arrête là et je précise que j'ai copié-collé l'intégralité du commentaire. Comme vous pouvez le voir, ça vole pas très haut.
Comme le précise Nice Premium : "Devant l’afflux de réactions sur les articles concernant la politique, regrettant que grand nombre d’entre elles n’apportent rien au débat, se fassent de manière anonymes et soient redondantes, la rédaction a décidé de modérer les messages afin de rendre la discussion plus lisible, d’inciter à plus d’argumentations et à moins d’anonymat. La modération n’est pas une censure et nous continuerons à accepter toutes les opinions tant qu’elles seront exprimées en respectant notre charte"
Nice Premium a depuis obligé l'inscription à son site pour poster des commentaires. A en croire la lenteur de réception des identifiants de connexion, ils doivent vérifier les adresses e-mail pour contrôler tout dérapage. Mais le mal est fait et de l'autre côté, la droite regarde, compte les points et se prépare elle aussi à vivre un affrontement Peyrat/Estrosi d'une autre facture.
Le guépard et le vieux singe
Même Nice-Matin a éventé l'information dans son édition d'hier. Christian Estrosi est partant quasi certain pour les municipales. Son discours prononcé à Auron devant 2400 militants UMP ne laisse que peu de doutes sur son envie d'y aller. Alors pourquoi diable nous faire mariner et ne pas annoncer une bonne fois pour toutes qu'il est candidat à la candidature UMP (autant dire candidat tout court) ? Je ne suis pas dans le secret des dieux mais je vois plusieurs raisons valables à une telle stratégie.
En premier lieu soigner son image d'homme providentiel de la droite niçoise et se placer par ce silence hautain au-dessus des autres candidats qui ont annoncé leur intention depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Une stratégie de com' éculée mais on n'a guère trouvé mieux depuis son invention par De Gaulle et sa perpétuation magistrale par Mitterrand en 88.
En second lieu, attendre lui permet d'affiner sa stratégie pour être prêt à une offensive éclair sur la ville. Au moment où il annoncera sa candidature il voulait connaitre tous ses principaux adversaires pour bondir sur eux tel un guépard qui a attendu dans l'ombre le moment idéal pour saisir ses proies. Comme il ne s'attendait pas à une dissidence de Patrick Mottard si tôt, il n'a prévu de se prononcer que début octobre. Cela peut être avancé désormais, mais pas avant fin septembre.
En fait j'ai cru comprendre que la stratégie prévue était sensiblement différente selon le ou les Patrick qui seraient candidats. Dans quel sens, je ne sais pas trop. Je sais que Patrick Mottard est considéré comme un aimable zozo par une partie de l'entourage de Christian Estrosi. Par ailleurs, aux législatives Eric Ciotti, la voix de son maitre, est allé défier Patrick Allemand pas Dominique Boy-Mottard. Au contraire, une rumeur insistante dit que cette dernière aurait bénéficié d'une certaine bienveillance du camp estrosiste lors de l'élection cantonale partielle qui l'avait opposée en 2005 à Jean Hanot, un proche de Jacques Peyrat. Mais ce coup de main, s'il a vraiment eu lieu, était sans doute plus anti-Peyrat que pro-Mottard.
Cela nous amène à la troisième raison de cette stratégie d'attente : tester la détermination de Peyrat, obtenir le ralliement de la quasi totalité de son équipe (même si ces trahisons seront distillées une à une après l'annonce de la candidature d'Estrosi, pour donner l'impression d'une hémorragie progressive et irrémédiable) et, si possible, le pousser à la faute pour totalement justifier la volonté de l'évincer. D'où le calme olympien et inhabituel de Peyrat mercredi dernier sur France 3 et hier à Auron, même si cela a dû lui en couter. C'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace!
